Histoire
du vignoble
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Beaucoup de vignobles prétendent faire partie
des plus vieux crus de France, mais rares sont ceux qui ont laissé autant
de traces dans l'histoire.
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C'est
au moment où la conquête romaine s'achevait en
Gaule que la culture de la vigne prenait son essor en Quercy,
Bacchus, divinité
romaine, fut célébré par les Gaulois. Malheureusement
en l'an 92, l'empereur romain Domitien (51-96) successeur de Titus
ordonna l'arrachage de la moitié du vignoble gaulois, dont
la production commençait à concurrencer celle de
l'Italie.
Cet
ordre fût supprimé entre 272 et 282 par
l'empereur romain Probus (276-282) qui autorisa sa replantation.
Les gaulois assimilèrent rapidement les procédés
romains, en y apportant quelques améliorations, comme
le tonneau en bois
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Cependant au IVème et Vème siècles,
les invasions barbares ruinèrent le Quercy et sa viticulture.
En 630, Dagobert 1er roi des francs (629-638) sut envoyer
à Cahors un evêque énergique qui relança
la production du vignoble cadourque.
Le
remariage, en 1152 d'Aliénor
d'Aquitaine avec Henri Plantagenêt futur
roi d'Angleterre favorisa le développement
des vins de Bordeaux, mais aussi
de ceux de l'arrière-pays.
On remarqua ainsi que le vin de Cahors était
côté sur le marché de
Londres en 1225. |

Le vin de Cahors circulait alors sur le Lot
puis sur la Garonne à
bord de bateaux à fond plat appelés gabares. Au début
du 14ème siècle, la moitié des exportations
au départ du port de Bordeaux venait de notre région.
De passage à Rocamadour,
les pèlerins de Saint Jacques de Compostelle appréciaient
le vin de Cahors. Ils contribuèrent à
répandre sa réputation dans toute la France,
et même à l'étranger. |
En 1316, le pape Jean XXII originaire de Cahors
fit appel à des vignerons lotois pour réaliser
le vignoble pontifical.
Malgré un
grand nombre de protestations, la situation resta très
pénalisante pour le développement de l'appellation,
et pendant plusieurs siécles, les vignerons quercynois
furent soumis aux jurats (magistrats municipaux) de Bordeaux
qui protégèrent et développèrent
leur vignoble girondin. Pourtant le vin de Cahors bénéficiait
d'une très bonne notoriété, certains
s'en firent l'écho dont Clément Marot poète originaire de Cahors qui chantait le vin de sa ville natale. |
Galiot
de Genouillac grand maître de l'artillerie fît connaître à François
1er le vin de Cahors, celui-ci appela ensuite un vigneron cadurcien
pour planter une vigne à Fontainebleau.
La
navigation des gabares sur le Lot
fut améliorée par
Colbert grâce à la
réalisation d'écluse
double. |

Très prisé de la cour de Russie, le
tsar Pierre Legrand appréciait particulièrement
le vin de Cahors. Les popes russes de l'église orthodoxe
l'utilisaient comme vin de messe.
Un vignoble d'Azebaîdjan existe toujours et porte le nom
de "Caorskoï" témoin de sa lointaine renommée.
Ce n'est qu'après quatre siècles de brimades que
Louis XVI sous l'inspiration de Turgot abolit les privilèges
bordelais, ce qui ne fut que partiellement respecté, et
dans les faits les bordelais menèrent toujours la vie dure
aux vignerons lotois.
Malgrè les caprices de l'économie, le vignoble lotois
atteignait plus de 40 000 hectares au dévut du XIXème
siècles.
Mais une grande catastophe frappa la vigne : le phylloxéra,
insecte vampirique qui détruisit le vignoble. |
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De 1868 à 1884, tout le vignoble lotois fut infesté et
détruit. Certains vignerons persistèrent en replantant
des vignes qui ne pouvaient survivre au fléau. Le sol fut
laissé à l'abandon et les viticulteurs
émigrèrent.
Après
la seconde guerre mondiale il fut décidé de
reconstituer le
vignoble de Cahors avec le plant de l'Auxerrois
sur les versants ensoleillés de la vallée du
Lot et les terrasses caillouteuses des plateaux. Malheureusement,
les gelées de 1956 détruisirent leurs efforts
et ruinèrent à
nouveau les vignerons lotois.
La véritable renaissance de ce vignoble eut lieu dans
la décennie 1960-1970 et s'est poursuivie depuis.
Entre 1962 et 1992 la superficie du vignoble est passée
de 208 à 3850 ha.
La classification AOC fut attribuée en 1971
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Source
du texte >> http://perso.wanadoo.fr/jeanmarc.andrieu/histovin.htm |